Et me retrouve suspendue, suspendue à ta corde, à dix pieds au
dessus du sol. Tu entends ce que je dis, mais tu ne fais aucun bruit.
Je me serais pris une balle pour toi. Et j'ai besoin de toi comme un
coeur a besoin d'un battement.
Je ne veux pas m'éloigner de la route de ceux qui dessinaient les souvenirs de mon enfance, de ma vie simplement. Un peu partout.Je laisse mes traces, je laisse ma place.
Chacun sa vie, sa route, ses ambitions, ses rêves. Et puis arrive le jour où ils trouvent leur personne. Chacun la sienne bien entendu.
Je veux continuer à exister dans leurs rires, dans leurs peurs. Je souffre qu'on souffle sur mes traces.. Je les aime, j'aime m'être attachée même si..., Je veux des rêves à plusieurs places, je les aime parce que même s'ils sont plus loin, ils resteront là quoi qu'il arrive.
Chacun sa personne, chacun son tour. Et mon tour à moi, je l'attend chaque seconde. Sagement; voila ce qui peut me définir.
Il y est des personnes qui construisent déjà leurs vies, à croire que je suis en retard. Je veux courir pour les rattraper. En voulant devancer mon retard je piètine encore plus, mais accumule les regrets.
Je perds mon temps, je perds du temps à attendre seule, à espérer, à réver plutöt qu'à agir. Mais j'ai tant accumulé les regards, les larmes et les sourires que j'ai dû m'égarer dans deux trois gares, et j'ai manqué à l'appel certains soirs. Certains mois. Certaines années. Peut-être ai-je, dans un même mouvement, manqué celui qui...
Peu importe. Ma personne. Bien sûr, j'ai cru la croiser, peut être est elle sous mes yeux, sous mon coeur et ce qu'il cache, ce que je me cache.
Je veux un chemin près de leurs sourires, de leurs coeur.
Puis on s'en prend à tes souvenirs, on les remuent, les agitent sous tes yeux, bien sur on oublie pas combien certaines personnes t'aimaient, t'aiment encore, mais tu crois que tu les aimes bien plus, mais moins bien finalement. TU AS TOUT FAUX, TU ES NULLE.
Voila ce qui revient en moi.
Pourquoi je ne réussis pas, pourquoi réussir seule si lorsque mes rêves se réalisent partiellement ,certaines personnes manquent à l'appel ? Certaines promesses sont comme le sable, balayées par le vent, et dès lors il ne reste que les mensonges, insomnies, et tout ce qui donne la migraine et les larmes ne savent alors que s'écraser sur l'oreiller, éttoufées.
Tu m'entends ?
Les gens partent, et tu ne peux compter que sur toi-même, si tu as besoin d'être sauvée, fais-le toi-même. Alors je vais courir seule après le point final, souffrire de son absence, de leur future absence, il était le premier ils seront ne seront pas les derniers.
Dis, on fait quoi maintenant, on abandonne ?
Je choisirai cela, le plus simple, partir, nier et s'enfermer, me plaindre que la vie est pourrie, alors que tout est de ma faute, si je ne sais pas retenir les gens, comment pourrais-je retenir les mots, les cours, et le court de ma vie, qui me fuit chaque nuit, les doutes escaladent mes yeux et assaillent mes larmes. Je ris plus fort que les autres juste parce que j'y croit un peu moins ?
J' échoue plus que les autres et plus loin et je recommence ?
Encore une fois, mais sans eux, cela revient au même.
Une Majuscule, on recommence une nouvelle phrase,
nouvelle chose à dire, à faire. Attention début de phrase, début de
quelque chose. Attendre le point pour se rendre compte que la
phrase est bancale.
*
Trouves la métaphore l'ami !
*
Mais la vie est autant bancale que mes phrases, je veux des points finals heureux et des majuscules pleines d'espoir, pas de regrets. Pas de majuscules coincées dans le passé, pas de subordonnées dépendantes de
principales. Des majuscules, des débuts, ce que j'en attend. Ceux qui ne font pas souffrir et présagent quelque chose de bon, pour une fois.
Une pause dans le discours.